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Les blessures sont différentes...les besoins, similaires. {Carter}

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John A. Phillips
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Orientation Sexuelle : Hétéro
Avatar : Travis Fimmel
Statut civil : Célib' à terre.
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MessageSujet: Les blessures sont différentes...les besoins, similaires. {Carter} Lun 14 Nov - 1:34


 
ft. John&Alwin

 
La guerre des uns, n'est pas forcément celle des autres...

 
 

 
Depuis son arrivée, John était parvenu à créer une sorte de routine. Chose qu'il appréciait particulièrement. Chose qui lui permettait de ne pas trop penser. Parfois, c'était difficile. Ne pas se faire submerger par la vase d'où il sortait tout juste. Parce que son esprit vagabond aurait tendance à vouloir s'y replonger. Les premiers jours particulièrement. D'autant qu'après le travail, il ne savait pas quoi faire. Son patron lui avait proposé bien des fois de lui faire faire le tour de la ville, mais John avait préféré refuser poliment. Il n'avait rien contre lui, bien au contraire, il l'appréciait réellement. Mais parfois, un homme avait besoin de pouvoir libérer son temps libre de son travail. Et c'est ce qu'il fit un soir, sur un coup de tête. Il en avait marre d'aller courir tout de suite après avoir terminé au ranch. Allez courir et se laisser porter par le vent, changeant sans cesse d'itinéraire sans vraiment faire attention à tout ce qui l'entourait. Ce soir-là, il se contenta de prendre une douche, histoire de retirer les traces d'odeur bovine sur son corps et se changea rapidement. Sans prendre le temps de sécher ses cheveux, il partit pour un bar, un de ceux qu'il avait vu en arrivant à Phoenix.

Le premier n'était pas ouvert. Dommage, il l'avait repéré et s'était dit que ç'allait devenir son pied  à terre ici. Seulement, une pancarte indiquait “Fermé pour insalubrité”. Heureusement, en ce cas, qu'il n'y était pas entré le jour de son arrivée. Il se dirigea vers le second. Le Merc Bar. Quel étrange nom. Il n'était pas alléchant, mais lorsqu'il regarda par la fenêtre, il y avait beaucoup de monde. C'était ce dont il avait besoin. S'entourer d'inconnu, se fondre dans la masse. En entrant, la chaleur remplaça la moiteur extérieur. Il salua des gens rencontrés au ranch de son patron de deux doigts sur son chapeau de cow boy et ensuite, il se rendit directement au bar, s'installant près d'un homme qui semblait là depuis un petit moment, surtout au vu des cadavres de bouteilles de bière devant lui. N'étant pas là pour autre chose que lui-même, boire une bonne bière. John commanda sans se préoccuper de son voisin.

“Une bière s'il-vous-plaît...” Le barman se tourna vers lui, continuant d'essuyer un verre. “Une marque de préférence ?” “Une bonne bière.” Le barman sourit et lui servit une grande Westvleteren. Bière de trappiste au nom imprononçable, mais au goût délicieux et à la robe brune. Le prix était élevé, mais heureusement, John avait reçu sa paie. Ce n'était pas grand chose, mais n'étant pas dépensier, il pouvait se le permettre. “C'est la première fois que je te vois par ici toi. Je me trompe ?” “Non. Je suis arrivé il y a quelques temps, mais...” Il prit une gorgée, savourant l'alcool frais qui glissait dans sa gorge. “Mais je n'ai pas eu le temps de sortir beaucoup...je travaille chez les Johanssen.” “Ah oui. Ils sont bien sympas, tu es bien tombé.” “Ouep” John n'avait pas envie de rembarrer le barman et heureusement, il n'eût pas à le faire. Car tapotant sur le bar pour le saluer, il s'éloigna pour s'occuper d'autres clients, ce qui le fit soupirer. Il retira son chapeau et le déposa sur le bar, ébourriffant ses cheveux encore humide.

Autour de lui, les gens semblaient tous plus ou moins se connaître. Il y avait de tout. De la femme court vêtue à la secrétaire en tailleure. Du type en costard au rancher, comme lui. Le genre d'endroit fréquenté par tout un chacun, probablement lieu de rencontre post-apo. Pour après le travail. Rien de tel qu'une bonne bière après une journée harassante comme celle-ci. L'air de rien, il écoutait d'une oreille certaines conversations. Des discussions de bureau, des pottins sur la dernière conquête d'untel, les derniers achats d'une telle. Des prénoms, des blagues. Assez audible pour le faire sourire, pas assez mémorable pour qu'il soit certains de pouvoir raconter ce qu'il entendait à ses employeurs ou un tiers. John n'étant pas curieux de nature, n'essayait pas de mieux écouter. Il se contentait d'entendre, sans retenir, sans chercher à mettre de visage sur une voix ou une parole. Et il était bien. Il pensait terminé sa bière, voir s'il se permettait une seconde, même moins cher, même moins bonne, puis il s'en irait simplement retrouver sa petite chambre au-dessus de l'écurie.
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Carter J. Harrison
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MessageSujet: Re: Les blessures sont différentes...les besoins, similaires. {Carter} Dim 20 Nov - 17:22

Depuis que je suis revenu de Syrie, ma vie a bien changée. Je  n’arrive plus à dormir sans voir des images horribles se dérouler dans ma tête. Je repense aux horreurs que j’ai vues, que j’ai vécues et surtout que j’ai perpétrées pour rester en vie dans ce décors de guerre, d’enfer. Parce que oui, c’est bien de cela dont on parle. La Syrie est devenue un enfer sur terre, où il n’y a plus d’âge pour affronter le mort, où il n’y a plus un seul regard qui nous regarde avec amour ou espoir. Non l’espoir est tellement un terme inconnu là-bas que même nous, américain, nous l’avions perdu.

Je revis chaque moment aussi intensément que lorsque j’étais sur le terrain à chaque fois que je ferme les yeux et que je n’ai pas les bras de la douce Adrianna pour me tempérer. Alors pour éviter les cauchemars et les sueurs froides, pour éviter de faire mal en déchargeant ma colère sur la première personne innocente qui passe, je file mes soirées en solitaire ici, avec un verre en main. J’écoute les discussions autour de moi, je file deux trois mots au barman par ci par là et si j’ai de la chance, je parle sport avec un autre paumé qui vient s’assoir au comptoir pour lui aussi éviter de se retrouver seul ! Pitoyable non !

J’irais mieux si on me renvoyait directement en mission, si on me permettait d’exorciser ces démons qui me torturent inlassablement.   Mais cette balle que j’avais reçue dans l’estomac a fait plus de dégâts que je ne l’aurais voulu et cru. Alors ils veulent – Ils, je parle des hauts placés, des planqués derrière leur bureau – que je me rétablisse totalement avant de reprendre le chemin des missions à haut risque. Mais c’est ma vie, je suis un SEAL, je vis pour partir et pour sauver des vies de mes compatriotes.

Je tombais sur une conversation un peu différente des autres. Un homme, l’homme assis à côté de moi, semblait tout autant que moi enclin à parler de sa vie au barman. J’entendis qu’ils parlaient de travail, d’être bien tombé. Mais je ne relevais rien. Une fois que l’homme eu finit son verre, pile en même temps que moi, je montrais au barman de lui resservir la même chose et à moi aussi par la même occasion. Je ne sais pas pourquoi ! Peut être parce qu’en fait, même si ce n’est pas pour la même raison, si on est ici tous les deux, seuls, c’est qu’on est quelque peu dans la même galère non ? On serait bien mieux chez nous  ou n’importe où d’autre d’ailleurs. Une fois les deux verres arrivés, je me tourne, dos au comptoir, les coudes sur ceux-ci, ma bouteille remplie dans une main et une cigarette dans l’autre, je regarde la salle et les participants à cette soirée. Sans vraiment les regarder en fait, juste comme ça !

Lorsque le barman lui sert son deuxième verre montrant qu’il venait de moi, je lui fais un petit sourire en coin, lève ma bouteille et je recommence à plonger mon regard dans la foule compacte qui est devant moi. Posant tour à tour celui-ci sur un homme qui semblait franchement pas sobre du tout, puis sur une jeune femme qui n’a surement pas l’âge d’être ici en train de boire de l’alcool fort et puis sur … Sur un type qui s’approche de moi, l’air pas content du tout. Putain, j’ai fais quoi moi encore. Lorsqu’il lance son poing en me hurlant que je devrais arrêter de mater sa meuf, je me contente de décaler légèrement sur la gauche pour le laisser s’étaler de manière très idiote sur le comptoir. Je bois une gorgée de ma boisson et je lui dis Je ne suis pas là pour me bagarrer et ne t’inquiète pas, ta meuf ne m’intéresse pas ! Je ne sais même pas qui elle est !
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John A. Phillips
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MessageSujet: Re: Les blessures sont différentes...les besoins, similaires. {Carter} Jeu 15 Déc - 3:50


 
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La guerre des uns, n'est pas forcément celle des autres...

 
 

 
Boire pour oublier. C'est souvent ce que l'on vient faire dans un endroit comme celui-ci. Pour John, c'était pour décompresser plus qu'oublier. Car ça, il savait que c'étati peine perdue. Oublier. Il avait tenté avec l'alcool, le travail. Il avait même pensé à la drogue sans jamais y toucher finalement. Mais là, il buvait pour boire. Se détendre.

Le verre que l'on plaça devant lui, il remercia l'homme à ses côtés d'un hochement de tête approbateur. Il n'aurait pas à dépenser plus et c'était toujours ça de prit. John n'est pas très causant, mais il se dit qu'il pourrait faire un effort pour une fois. Seulement, il remarque que son voisin n'a pas l'air d'être non plus causant. Alors il se plonge dans la contemplation de l'alcool dans son verre. Il a le temps de le lever avant de sentir un poids s'étaler entre lui et son voisin. "Oh...oh. Du calme..." Avec cet accent un peu traînant qui le caractérise lorsqu'il boit, même peu. Le blond ne semblait pas vouloir en découdre, mais le second, lui, se relevait péniblement, un peu plus énervé. John, ça le fatigait. Il n'aimait pas la violence. Surtout pas lorsqu'il prenait le temps de boire un verre dans un bar qu'il avait choisit. Il n'avait pas envie de devoir changer d'endroit. Aussi, lorsqu'il vit l'autre prendre un peu d'élan pour frapper son voisin, il se contenta de tendre le pied. L'autre se le prit et bascula une nouvelle fois, mais cette fois, il se prit le rebord du bar en plein dans la mâchoire. Il se mit à saigner, une dent pétée et jurait. John se tourna tout juste. "Je l'avais dit. Il faut se calmer mon vieux. Tu te fais du mal tout seul là. " Il se tourna vers la fille, qui était visiblement la "cause" de cet échange bref entre le bar en bois et l'intrus. "Tu devrais prendre ton copain et vous devriez vous tirer." John se fichait de la suite. Il se contenta de soupirer et reprendre son verre. Il parlait sans savoir qu'il ne visait pas totalement à côté. "Mon ami ici présent est un ancien marines. Il est capable de tuer un homme de deux doigts. Alors a ta place, je me grouillerais." La jeune femme regardait son homme au sol et son homme grommelait quelque chose, semblant prêt à se relever pour recommencer.

"On devrait y aller chéri..." La voix suppliante. Elle prit le bras du loubard qui s'était redressé et le tirait en arrière."S'il te plaît..." "Non. Jvais l'tuer. Il te matait et toi tu t'en fou !" "S'il te plaît..." Il avait l'air de vouloir en découdre, mais les mots de John semblaient l'avoir calmé quelque peu. Il se contenta de pointer un doigt sur le duo. "C'est pas fini vous deux ! " John ne prit même pas la peine de l'écouter ou le regarder, il l'ignora royalement en se tournant à demi vers le blond. "Je suis désolé. Ça ne me regardait pas, mais j'aime pas qu'on vienne faire chier quand un bon alcool attend dans un verre." Il prit d'ailleurs le sien et le leva, buvant une gorgée. Il sortit un mouchoir chiffoné de sa poche et essuya le sang et probablement la salive sur le comptoir près de lui, avant de jeter le morceau de papier dans la poubelle de l'autre côté. Derrière, la fille et le type se prenait la tête et ils quittèrent finalement le bar. John soupira en entendant, malgré le brouhaha ambiant, la porte se refermer.

"Je pense qu'il était sérieux." C'était ce qui l'emmerdait le plus. "Lorsqu'il disait que ce n'était pas fini." Il ne regardait plus son voisin, mais devant lui. Le barman lavait ses verres et venait près d'eux. "Ouep. Le Jo' c'est pas un enfant de coeur vous savez...vous devriez faire attention." John grommela quelque chose et retira son chapeau, ébouriffant un peu sa tignasse qui n'était pas tout à fait sèche. "Bah, on va rester encore un peu..." Il fouilla ses poches et vit qu'il avait encore de quoi payer une tournée, ce qu'il fit. "C'est pour moi cette fois."

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MessageSujet: Re: Les blessures sont différentes...les besoins, similaires. {Carter} Mar 27 Déc - 21:42

La scène qui se passait devant moi était d’une banalité sans bornes, digne d’un film de Tarantino. Du sang, un con qui se fait massacrer et un type à l’humour sarcastique bien tranchant. J’aimais bien ce genre de film, mais là, je trouvais ça débile de s’énerver ainsi pour rien. Je n’ai pas regardé sa nana spécialement. Non seulement elle n’est pas mon style, mais en plus, je n’ai pas la tête à me faire chier avec une meuf. Je viens ici pour oublier les emmerdes, pas pour m’en mettre une en plus dans le lit cette nuit. Non pas mon genre non plus !

Il s’écrase par deux fois sur le comptoir à mes côtés et je n’ai même pas à lever le petit doigt pour ça. Non mon voisin de beuverie semble pas aimer non plus qu’on le fasse chier. Je sourie et vais même jusqu’à me grandir, faisant ressortir mes muscles, mes pectoraux quand il parle que je pourrais les tuer avec juste un doigt. Le type me connait ou quoi ? Non je ne suis pas un ex marines, mais je suis un SEAL et croyez moi c’est pire ! Le truc c’est que je ne ferais pas étalage de mes dons ici, dans un bar minable de la banlieue sud de Phoenix. Je rigole d’une voix rauque quand la jeune femme prend son gars pour l’emmener à l’extérieur. Ils sont pitoyables autant l’un que l’autre. Lui est grand, barraqué mais sans pas avoir grand-chose dans le cerveau. Elle est jolie, mais banale dans son style et   semble juste vouloir qu’on l’aime et qu’on la regarde.

Je me remets correctement, face au barman sur mon haut tabouret, puis je bois une grosse gorgée de mon verre avant de le lever vers le gars qui m’a empêcher de devoir aggraver les choses. Je pense malheureusement aussi ! Je rebois une grosse gorgée de ce verre qui m’attendait bien sagement devant moi. Puis je le fais tourner entre mes doigts devant mes yeux baissés. Je me noierais bien dans ce verre, mais pour l’instant, le gars à qui je vaux une chandelle me parle à nouveau. Avec plaisir ! concluais-je sa proposition de payer la prochaine tournée. Et puis d’un ton assez ironique Et j’enchainerai avec la suivante si tu le veux bien ! Oui, je ne compte pas partir d’ici si vite que ça, alors un voisin pas chiant et pas trop causant, ça m’arrangerait bien.

Je finis tout de même respect et politesse oblige par me présenter Moi, c’est Alwin Harrison. Et tu y étais presque tout à l’heure. Je fais bien partie de l’armée américaine mais comme lieutenant      dans l’air force ! Je lève enfin le regard vers lui et je lui demande, souriant un peu comme un automate Et toi ? Généralement, j’aurais vouvoyé, j’aurais rajouté des phrases genre «  à qui aie-je l’honneur ? » mais là, je crois pas que ce soit de circonstances. Le barman par contre, nous ramène la même chose et nous dit que cette fois ci, c’était pour lui. Qu’on paierait après ! Je sourie en coin, lui fait un signe de la tête pour le remercier et je finis par dire à mon compagnon de beuverie Je viendrai ici plus souvent, je crois !

Ca fait du bien d’être au pays, de pouvoir siroter un verre avec un inconnu sans se demander ce qu’il prépare derrière ton dos.  Ma psy m’a demandé d’éviter ce genre d’endroit, d’éviter les emmerdes, mais il n’y a qu’ici et dans les bras de la mexicaine que j’oublie un tant soit peu l’horreur de la guerre. Et comme elle m’a menti, ou plutôt omis de dire qui elle était vraiment, je n’ai plus qu’un seul havre de paix, un bar malfamé ou personne ne te regarde, ne te juge. Ou tout le monde n’en a rien à battre de qui tu es et de ce que tu peux bien faire dans la vie.



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MessageSujet: Re: Les blessures sont différentes...les besoins, similaires. {Carter} Mer 4 Jan - 23:38


 
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Demain, il allait regretter d'avoir payer cette autre tournée. Parce qu'il n'aurait plus grand chose jusqu'à la prochaine paie. Bah. Il avait l'habitude de vivre de trois fois rien notre rancher. Et puis ces derniers temps, ses employeurs tenaient à ce qu'ils mangent avec eux. Comme le fils qu'ils n'avaient pas. John les aimait bien, mais il n'aimait pas trop passer toutes ces soirées avec les vieux. C'était à lui envoyer dans la gueule qu'il n'avait plus de vie à tout juste trente-cinq ans. C'était donc ça ? Une vie de trentenaire ? Manger avec deux petits vieux, passer sa journée à s'occuper de bétail et ensuite aller se soûler dans un bar où il y avait de l'alcool et des bastons ? Oh...certes. Il y avait Courtney. Enfin. Est-ce qu'il y avait Courtney ? Et pour combien de temps avant qu'elle ne découvre son passé et ne finisse par le fuir ? Comme ce serait normal qu'elle fasse. Sait on jamais avec les délinquants sexuels. Le rancher eût envie de jurer, mais il préféra finalement se plonger dans son verre d'alcool. Ce qu'avait dit le barman ou plutôt confirmer ne présageait rien de bon. Évidemment, John savait se battre. Mais il n'aimait pas ça et surtout, il ne voulait pas risquer de faire parler de lui. Plongé dans la contemplation de son propre reflet, derrière les bouteilles du bar, il écoutait d'un oreille son camarade de beuverie et souriait par sympathie. Politesse aussi. Il lève son verre lorsque le blond lui dit qu'il paierait la suivante. La dernière pour John qui ne pourra pas surenchérir. "Merci" Il souffle. Soulagé, parce qu'il aurait aimé boire un peu plus sans pouvoir à cause des sous manquant. Il se dit qu'un jour, oui, un jour il pourrait payer un tas de tournée parce qu'il ferait un travail qui lui rapporterait plus ou...mieux. Il aurait son propre ranch. Il souffla, prit une gorgée et allait dire quelque chose, mais son voisin parla avant.

"Enchanté Carter." Un sourire en coin tandis qu'il tourne le visage vers le militaire et hausse les épaules, faisant signe en levant les mains "Aaah...j'y étais presque non ?" Et il cache un sourire plus espiègle cette fois dans sa bière qu'il boit gentiment, sachant pertinemment qu'au sein de l'armée, il est rarement bien vu d'être confondu d'un corps à l'autre. Il garde un instant le silence, comme s'il réfléchissait, puis se présente aussi. "John. Je suis juste un petit rancher. Rien de plus." Il n'ajoute pas qu'il vient d'arriver et ne donne pas son nom de famille. Ce n'est pas qu'il ne veut pas, c'est juste qu'il est habitué à ce qu'on ne lui demande que son prénom en général. "Merci m'sieur" M'sieur. Il parle comme un boyscout au barman dont il n'avait que faire plus tôt. Mais il ne se voyait pas balancer un -mec- et ne se voyait pas glisser un -dude- comme il le faisait avec ses potes. Alors il a dit ce qui lui semblait logique. "La bière est bonne, la compagnie pas mauvaise et si ce n'est le type d'avant, tout est parfait. Je me suis dit la même chose." Première vraie phrase. Première longue phrase.

Johnny boy se plonge dans son verre, silencieux. Il ne se sent pas obligé de faire la conversation et c'est agréable. Trop habitué à devoir faire preuve de -politesse- en ouvrant les conversations, chose pour laquelle il n'est pas très doué. En somme, John est un peu le rustre que l'on devine sous son chapeau et derrière ses mains tannées par le travail et le Soleil. Il aime trop la solitude pour accepter la compagnie. Il la tolère. Mais là, c'est différent. Carter est quelqu'un comme lui à voir. Il ne lui parle pas pour ne rien dire. Et ça, ça vaut toutes les discussions au monde. Pourtant, John, sans trop d'effort, finit par rompre le silence. "T'es du coin ? " Malgré la question abrupt, la voix ne l'est pas. C'est une question réelle et un intérêt non factice.

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MessageSujet: Re: Les blessures sont différentes...les besoins, similaires. {Carter} Jeu 12 Jan - 12:49

Yep ! Lachais-je dans un léger rire. Bien sûr qu’il y était presque, j’avais même l’ impression que l’armée faisait partie de moi, au point qu’on pouvait lire sur mon front « militaire ». Mais cela ne me dérangeait pas, cela m’a sorti de plusieurs mauvaises histoires. Des histoires du genre de ce soir où  les gens ne veulent tout de même pas se frotter à un militaire. Vous savez ce genre de type qui peut vous tuer d’un pouce. Cela me fait bien rire cette histoire ! On est des hommes comme les autres, oui, on a des formations pour apprendre à se battre, on apprend des techniques pour profiter de la force de l’autre, mais un mauvais coup et tout est fini. Mais bon, cela me fait plus rire qu’autre chose. Surtout que je crois que le type dehors réfléchira à deux fois avant de se jeter sur moi à la sortie. Ne sait-on jamais ?

John et seulement un petit rancher, j’ouvrais de grands yeux. Je ne sais pas si cela voulait dire, ferme ta gueule et arrête de poser des questions ou si il avait réellement une si basse estime de lui-même et de son taf. Parce que pour moi, être rancher est pas rien. Je viens moi aussi d’ une ville où travailler de ses mains est la principale activité de ses habitants. Que voulez vous que nous fassions d’autre dans le trou du cul du Nouveau Mexique ? Je me tentais donc à lui dire, dans une phrase un peu hésitante Il n’y a pas de petit rancher. C’ est un taf qu’il faut savoir faire, c’est pas donner à tout le monde ! Pour moi c’ était vrai, déjà il n’y avait pas de sot métier, mais en plus, je ne sais pas, je ne connais pas beaucoup de jeunes capables de faire un travail aussi rude tout au long de la journée. Et comme pour détourner la conversation si cela ne lui disait pas de parler de tout cela, je rajoutais En tout cas je comprends que tu aies besoin de te perdre au Merc au soir ! Je lui fais un léger sourire puis je bois une grosse gorgée de mon verre. Putain, ça fait du bien de boire un bon verre, ça rafraichit !

Je souriais à sa phrase sur les lieux. Je ne pouvais qu’acquiescer de la tête. Je ne voyais pas quoi rajouter, il avait bien raison, tout était parfait. Et je me doutais, vu ce qu’il en avait dit, qu’ il en était comme moi, il venait pour fuir quelque chose. Moi ce sont mes vieux démons, mon enfer, lui, je ne sais pas et cela ne me regarde pas dans un sens. Nous restions quelques longues secondes dans le silence, mais attention, rien de pesant. Cela ne me dérangeait nullement, je ne venais pas ici avec une envie de discussions longues et animées, même si de la compagnie n’est pas de refus. Je fis une moue un peu dubitative à sa question puis je finis par lui dire Non, je viens du Nouveau Mexique, une petite ville perdue au milieu de nulle part… Mais ma vie est surtout au Japon, où j’aimerais retourner rapidement ! Et toi, tu as pas un accent de l’Arizona j’ai l’impression ! Oui, je m’intéressais vraiment à ce type. Dans le sens qu’il ne paraissait pas comme tous les gens du coin, ceux à qui le soleil leur a trop tapé sur la gueule. Au point qu’ils en sont devenus cons. Et puis, j’aime la simplicité dont il fait preuve, putain, ça fait du bien dans ce monde qui est bien trop complexe à mon goût ! Mais une idée me vient en tête Dis John, dans le ranch où tu bosses, ils ont pas besoin de main d’œuvre ? Je ne demandais pas ça pour lui piquer sa place ou une connerie du genre. Non, je me devais de faire de l’exercice avant de pouvoir reprendre le boulot réellement, alors pourquoi pas, donner de ma personne, bénévolement parlant, à des gens qui ont tout mis dans un ranch. Car c’est souvent ça la vérité, et croyez moi, j’en connais des véritables maîtres des lieux dans les ranchs.


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