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"Big James" II - Le retour du blanc bec abruti {Ellie}

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John A. Phillips
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MessageSujet: "Big James" II - Le retour du blanc bec abruti {Ellie} Sam 17 Juin - 2:11


     
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 Il y a quelques temps de cela, "Big James" c'était enfuit de son enclos. Les vieux et John avaient dût mettre en place un battue afin de le retrouver et ils avaient pu voir à quel point les gens du coin étaient soudés. Particulièrement les ranchers entre eux. Certes, il y avait toujours de petites rivalités dans ce milieu. Qui avait les plus belles bêtes, contre qui ferait les meilleures tartes. Qui avait le plus grand domaine, jusqu'à "qui a le plus beaux chapeaux." C'était bon enfant et tout le monde la jouait fairplay. Et ce jour-là, ou plutôt cette nuit-là, John avait retrouvé l'animal grâce à une jeune femme qu'il n'avait pas eu le temps de remercier vraiment avant qu'elle ne disparaisse dans la nature. John en fut un peu déçu, mais il se dit que c'était la vie, bien qu'il tenta de la retrouver pendant les premières semaines ayant suivies la battue pour "Big James".

----

Il est seulement cinq heures du matin et John, installé sur une chaise dans la cuisine des vieux, tente de ne pas en tomber, tant il se sent fatigué. Ces derniers temps, avec le travail qu'il abattait et ce, malgré la présence, de temps en temps, de Carter, commençait à avoir raison de sa condition physique. Et la chaleur n'aidait pas à rendre tout cela supportable. De plus, il devait travailler tout en s'assurant de pouvoir voir Courtney aussi souvent que la jeune femme le désirait. Surtout que John s'en voulait, car il était une véritable girouette avec elle. A souffler le chaud et le froid en une fraction de seconde seulement. Bientôt, il le savait, elle finirait par se lasser. Il fallait qu'il prenne une décision et vite.

Quoi qu'il en soit, ce rythme de vie soutenu commençait à l'éreinter autant physiquement que mentalement. La vieille s'en rendait probablement compte, car elle passa deux fois et lui demanda par deux fois comment il allait. Lui reservant du café. Johnny boy ne voulait pas lui faire de peine ou l'inquiéter inutilement. Du coup, il se contenta d'un sourire et d'un petit "Je suis juste fatigué. J'ai peu dormi à cause de la chaleur" ce qui sembla convenir à sa patronne. Bien qu'au fond et il en était certain, elle ne le croyait pas et finirait par en toucher deux mots à son mari. Il faut dire que le rancher, à force de travailler et côtoyer ses employeurs, avait fini par entrer dans leur vie au même titre qu'un membre à part entière de leur famille. Eux qui n'avaient pas eu d'enfant et qui avaient consacrés leur vie aux animaux et aux autres, ils étaient bien heureux d'avoir un homme comme John à leur service. Il travaillait sans jamais se plainre et était efficace. Il n'arrêtait certes pas de dire qu'il n'était pas très cultivé, qu'il n'avait pas de formation, il n'en restait pas moins plus efficace que certaines aides de ranch qu'on leur avait envoyé jusqu'alors. Et John aimait beaucoup sa situation. Oui, s'il pouvait être un peu plus payé, ce serait bien, mais il savait que ce n'était pas un manque de volonté de la part de ses patrons, mais bel et bien de finance. C'est que la concurrence en matière de bétails est de pire en pire et qu'avec les jeunes qui arrivent sur le marché de la viande et des cuirs, la modernisation des systèmes, les vieux sont largués.

"Bordel ! Je vais l'tuer ! J'jure que j'vais lui trouer son ptit cul d'blanc bec !" John releva la tête, retirant son chapeau en voyant venir son patron qui jurait et empoignait déjà son fusil à pompe. En train de brosser et décrotter ses bottes, il les reposa et regarda le vieux qui farfouillait dans le tiroir, probablement à la recherche de cartouches. "Hey. M'sieur. On n'est plus au Far West. Qu'est-ce qu'il vous arrive...vous allez nous faire une crise cardiaque si vous continuez comme ça." Il s'était levé et il ne lui fallut que deux enjambées pour rejoindre son patron et lui prendre le fusil des mains. Il referma le tiroir tandis que le vieux se laissait tomber dans le siège occupé par John précédemment. "C'est encore le voisin m'sieur ?" "Fiston. Tu devrais m'laisser lui faire la peau. Cela ferait plaisir à bien des gens dans l'coin. Tu l'sais bien." John le savait.

Les voisins étaient un jeune couple de la grande ville. Une autre grande ville. Monsieur et madame untel qui décide un jour, comme ça, de se mettre au vert et de créer une affaire parce que madame l'a probablement lu quelque part dans un magazine. Et ils sont alors venus s'installer, achetant une partie de terrain et ouvrant une spèce de centre pour tourisque bourgeois désireux de vivre dans la peau d'un facsimilé de rancher le temps de quelques jours. A l'annonce de l'ouverture de cet endroit, les vrais rancher avaient été pris d'une crise de fou rire, mais ils déchantèrent vite lorsque le couple ouvrit les lieux aux touristes et que les allées et venues devinrent monnaies courantes et bien vite, les ennuis qui allaient avec. Là où on se serrait les coudes, le nouveau couple de citadin, eux, se retrouvaient seuls. Au départ, évidemment, tout le monde avait tenté de faire bonne figure. De proposer son aide. Mais bien vite, ils s'étaient rendus compte que ça n'allait pas être possible.

"Que c'est il passé ?" John avant relégué l'arme dans un coin le plus éloigné possible de la pièce et tendit un verre d'eau au vieux en s'installant sur une chaise en face. Le vieux bu et soupira, une veine palpitant à sa gorge parcheminée. "Bah Big James s'est encore barré." Il n'eût pas besoin de continuer. Car la dernière fois, cela s'était passé exactement de la même manière. Les terres des vieux englobaient une grande part de terrain. Le terrain du jeune couple, lui, jouxtait un grand champ qui appartenait aux patrons de John et où ils mettaient parfois "Big James". Il était idéal pour l'animal. De grande taille, avec un arbre qui offrait la quantité idéale d'ombre. Seulement, leur barrière, qui pourtant ne gênait pas, était sans cesse démontée par le blanc bec et sa femme ou quelques touristes, qui avaient la flemme de faire le tour et traversait le champ de "Big James". Les vieux, tout le monde le savait bien, n'auraient rien dit si on s'était contenté de déplacer pour remettre ensuite. Ils auraient même probablement accepté de faire une sorte de portique. Mais personne leur demandait leur avis et "Big James" profitait de cette aubaine pour sortir. Et si la bête, bien qu'imposante, n'était pas dangereuse, on n'était jamais sûr de ce que pouvaient faire les autorités du coin s'ils la trouvaient entrain de se nourrir dans un champs près des habitations. Les ranchers connaissaient l'animal et le fait qu'il soit pacifique. Mais est-ce que les flics auraient la patience de faire appeler ses propriétaires ? N'allaient-ils pas, de crainte, lui tirer dessus ? Et c'est dans la crainte de perdre leur "enfant" que le vieux était tant en colère. John aussi l'était maintenant qu'il avait compris pourquoi le vieux maugréait. Ce blanc bec, il fallait que quelqu'un le remette à sa place.

"Vous voulez que j’aille lui parler m'sieur ? Histoire de lui remettre un peu les idées en place ? " Le vieux secoua la tête et se gratta le crâne, repoussant un peu son chapeau sur l'arrière de son crâne. "Non fiston. Je ne veux pas t'attirer d'ennui. Et puis il vaut mieux qu'on retrouve "Big" avant qu'il n'arrive une catastrophe. J'ai déjà prévenu le shérif et envoyé quelques personnes voir dans les endroits habituels. Je suis désolé de te demander ça, surtout que tu avais probablement d'aut'choses à faire mais..." "Vous en faites pas. Je vais sceller Boston et partir à la recherche de ce bougre aventureux." Ils rirent un peu et John enfila les bottes qu'il avait décrotter pour sortir s'occuper de ça.

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MessageSujet: Re: "Big James" II - Le retour du blanc bec abruti {Ellie} Mer 5 Juil - 13:50

4h30 Je termine ma dernière laps dance. Ce vieux pervers en aura eu pour son argent. J’aurais laissé tomber tous mes vêtements sans exceptions. Enfin je dis qu’il en a eu, mais cela ne semblait pas assez pour lui et bien tant pis. Je n’avais, vous l’imaginez bien, pas accepté quoique ce soit d’autre que de faire mon travail. J’ai dansé pour lui, je me suis désapé et en plus de ça, j’ai accepté de boire en sa compagnie une champagne hors de prix alors que je déteste ce breuvage. Et oui, je ne suis pas comme la majorité des filles croyez-moi. J’ai l’habitude de boire de l’alcool – Attention sans être alcoolique non plus – mais lui m’en a payé plus que de raison, j’ai donc un peu la tête qui tourne. Donc une fois de retour dans les loges, j’ai pris le temps de prendre une douche avec de l’eau bien froide pour me remettre les idées en place, pour un peu me détendre aussi avant de retourner chez moi.

5h10 Un prospect m’a ramené chez moi en moto. C’est une bonne chose car je ne me voyais pas prendre le volant en ayant bu plus que de raison. J’ai mangé un petit déjeuné . Pas trop copieux, vu que là, c’est gym puis repos du guerrier. Et oui, après une nuit aussi chargée que celle que j’ai eue et vu que Crom n’est pas dans les parages aujourd’hui, je vais pouvoir me prendre une journée de repos bien mérité. Une journée au lit à dormir comme une enfant . Mais avant, comme tous les jours, je dois faire mon parcours de gym. Donc les écouteurs mp3 dans les oreilles, la musique à fond, je cours jusqu’à la Dutchman mine. Ce qui me fait quand même une vingtaine de kilomètres, là bah, je m’étends, je profites un peu de la vue, je bois quelque chose de bien frais, puis je reviens par les habitations. Enfin les ranchs pour être plus précise. Je connais beaucoup de monde là bas à la longue, il faut dire que je suis souvent passé par là depuis mon arrivée en ville.

5h45 Mon taxi m’a amenée dans le quartier de Midtown, je commence donc mon jogging, commençant pas de petites foulées. Respirant correctement et buvant par ci par là de petites gorgées d’eau . Car malgré l’heure matinale, il fait quand même chaud, très chaud déjà. Je cours, je salue deux trois autre joggeurs aux hasards des détours.

6h20 Je redémarre après un arrêt à la Dutchmann Mine. Mais arrivée dans le quartier qui est peuplé de ranchs surtout, je vois tout un attroupement autour d’un même lieu. Je suis curieuse donc je cours jusqu ‘à là-bas, mais quand j’arrive tout proche, j’entends un mec appelé la police pour lui dire qu’ il y a un taureau qui menace les habitants et les voitures surtout. Un taureau, rien que ça ? Je continue à avancer et reconnait bien vite la grosse bête. Elle appartient à un petit vieux, un peu plus loin sur mon chemin journalier. Je me mords la lèvre, je vois surtout que la bête est apeurée. Elle est prête à attaquer peut être, mais surtout car tout le monde est là, à gesticuler et crier autour d’elle. Alors je prends mon téléphone et j’appelle le petit vieux, ce n’est pas la première fois et quelques fois, je m’arrêtais même chez lui pour que sa femme me donne une citronnade fraiche. Je crois qu’elle aime surtout parler et la compagnie. Mais je ne sais pas, je l’aime bien. Enfin soit, le petit vieux me dit qu’il m’envoie John. Ok, je ne sais pas qui c’est ce John, mais je l’attends de pied ferme.

Vous pouvez pas laisser respirer cette pauvre bête ? Certains râlent et acceptent de retourner vers leurs habitations ou même leur véhicule, mais deux trois disent attendre la police pour qu’on puisse la faire fuir, cette sale bête. Purée, ils vont foutre des emmerdes à ce gars que j’aime bien.  Je les fais alors reculer tant bien que mal, espérant que l’employé de mon ami le petit vieux n’ arrive assez rapidement.

[Hj : Dis moi si je dois changer quoique ce soit !]

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MessageSujet: Re: "Big James" II - Le retour du blanc bec abruti {Ellie} Jeu 6 Juil - 13:04


     
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 John s'activait dans l'écurie. Il scellait Boston qui caracolait, probablement conscient qu'il se passait quelque chose. Les chevaux sont sensibles à tout changement, que ce soit dans l'air, le temps ou chez les humains. Il percevait la colère de John et son inquiétude. John devait se calmer s'il ne voulait pas affoler stupidment sa bête. Il caressa la tête sombre et lui embrassa les naseaux, murmurant "Calm down...Boston. It's ok." Tout irait bien. John craignait seulement que les flics ne perdent patience et ne tire sur l'animal, histoire de s'en débarasser une bonne fois pour toute. Si Big James était allé du côté des ranchs, alors il ne risquait rien. Mais s'il était partit du côté des habitations...John n'en voulait pas aux autorités de faire leur travail. Il en voulait aux voisins de ne pas être plus attentif. Mais cela leur demanderait d'être moins égoïste et John doutât que cela n'arrive un jour. Du peu qu'il les avait vu, il avait tout de suite sentit. Le pognon, les rêves de "co-boy" de monsieur et les chaussures hors de prix de madame. John était à deux doigts de désobéir au vieux et d'aller directement chez le blanc bec pour la trainer derrière Boston jusqu'à ce qu'il retrouve Big James. Mais John n'étant pas un assassin...

"Fiston !! JOHN ! JOHN ! Où qu'il est passé l'gosse là." C'était amusant de voir à quel point, parfois, les vieux infantilisaient John. Par des surnoms où des petites attentions qui auraient bien plus plues à un gamin de douze ans. Mais il ne râlait pas, car tout ça partait d'un gentil sentiment et pour John, qui était si loin de sa véritable famille, c'était agréable de se sentir entourer ainsi. C'est ce qui lui permettait de tenir. Et aussi pourquoi il ne changeait pas d'employeur, histoire d'être mieux payé. John terminait de boucler la scelle lorsqu'il l'entendit. Hahanant par sa course folle de la maison à l'écurie, le vieux s'arrêta pile devant la porte grande ouverte. John s'avança avec Boston au bout de sa longe. "Vous voulez vous tuer m'sieur ?" "Non non fiston. Mais...c'est...le...ils...haaa.." Le vieux s'assit sur une scelle encore sur son support et repoussa son chapeau pour tenter de reprendre son souffle. Il y parvint un peu et reprit, secouant son téléphone. "Y a la gamine qui a appelé. Elle a dit qu'il y avait Big James en ville. L'adresse et tout. Tiens." Il lui fourra un papier dans la main. John ne savait pas qui était "la gamine" et se doutait qu'il s'agissait d'une jeune femme trop âgée pour être qualifiée d'enfant, tout comme lui l'était pour être appelé fiston. Mai il ne posa pas de question et sauta sur Boston pour partir en ville.

John déchiffra l'adresse en tenant son cheval au galop. Les vieux n'utilisaient pas de mors alors il était plus difficile de tenir le cheval, mais John s'était habitué à ça. Ils n'avaient pas envie que l'animal ne s'abîme les dents du fond. Les vieux. Depuis qu'ils avaient eu la visite d'un jeune homme qui faisait le tour des ranch pour parler de l'éthique animale, ils faisaient attention à beaucoup de choses. Cela faisait doucement sourire John qui n'y voyait rien de mal. Tant qu'il ne se mettait pas à imposer au rancher de manger du tofu soyeux ou une connerie du genre, alors ça irait.

L'attroupement permis à John de très vite voir où se trouvait l'animal. Il stoppa son cheval et en descendit, l'attachant sommairement à un arbre. Puis il s'avança vers le groupe, avisant une jeune femme qui se tenait, les bras écartés, entre les curieux et Big James qui semblait effrayé, stressé. Il s'arrêta près de la jeune femme. "Ma'am. Vous d'vriez pas rester comme ça. Big James pourrait charger et vous êtes pile dans sa ligne de mire. Vrai, c'est pas un méchant, mais ne le tentez pas." C'était une petite boutade glissée. Le stress du moment, le joli corps de la demoiselle. D'ailleurs, une partie des curieux sembaient être là plus pour ça que pour le taureau noir et immense. Car dans le registre "Gros animal imposant" Big James se posait en roi. "C'est vous qu'avez appelé msieur Johnson ? Je suis John." Il décala un peu son chapeau sur l'arrière de son crâne, d'un mouvement de pouce. Le John qui travaillait était différent, un peu, du John que l'on pouvait connaître en dehors. Plus expéditif, plus "cow-boy" dans sa façon d'être et son allure. Il se décala. "Tenez encore la foule, parce que si j'arrive pas à calmer Big, ça va être un carnage. Et autant je m'en fou de voir des abrutis se faire piétiner, entre nous. Autant il faut que je ramène ce gros bébé à Marte et Roger. Ils y tiennent beaucoup." Il eut une voix plus douce sur cette révélation. John avait pris la peine de prendre la longe de Boston pour attacher Big James. Bien que quelques pommes auraient suffit à le faire avancer. Le rancher avança vers l'animal, la paume en avant, la main sur la corde. "Ohla boy. Qu'est-ce que tu fou là...t'es pas chez toi...tous ces gens là. Tu les connais pas. Mais je suis là. Je vais te ramener à la maison." Le regard de l'animal sembla s'apaiser, bien qu'il eût un premier mouvement de recule. Il baissa la tête, menaçant. Mais John ne recula pas lui. Il avança un peu plus. "Pas de ça entre nous Big. Tu sais qui je suis. Allez boy. Tu me reconnais pas ?" Il parlait doucement, se foutant bien de savoir si les gens le prenaient pour un taré ou non. Il tourna un peu la tête, sans retirer sa main, pour parler avec Ellie "Il faut que vous leur dites de se barrer. Ils n'arrangent rien ces cons." Il était énervé. Pas forcément directement contre les badauds, mais contre le couple. Il regarda à nouveau Big et parvint à poser sa main sur la tête massive, entre les cornes. Il ne bougeait pas. L'animal non plus. Puis peu à peu, les muscles épais se détendirent et il poussa la main, cherchant de son museau la poche du rancher qui tenait une corne. "C'est bien. Tu te souviens de qui j'suis." Il farfouilla dans sa poche et donna la pomme à Big tout en passant la longe à son cou épais.

     
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MessageSujet: Re: "Big James" II - Le retour du blanc bec abruti {Ellie} Sam 15 Juil - 20:30

Je sentais l’animal effrayé s’échauffé derrière moi, mais je ne pouvais pas laisser ces idiots lui faire faire quelque chose qui le ferait se retrouver à l’abbatoir.  C’est hors de question ! Non seulement, je ne pourrais plus me regarder dans le miroir, car c’est de l’acharnement contre cette pauvre bête qui n’a rien demandé à personne. Mais en plus, que feraient les gens à qui il appartient si cela arrivait. Non, franchement, je suis peut être une nana et plus petite que les autres abrutis en face de moi, mais je ne laisserai rien arriver à cette bête.

Bon par contre, je suis quand même soulagée quand le rancher débarque sur les lieux. Il va reprendre la situation en main et je vais pouvoir repartir tranquille, sans avoir fait un meurtre sur l’un de ces abrutis sans cerveau ! Mais à sa première phrase, je ricane jaune. Je le regarde dans les yeux avant de m’écarter et de lui faire une courbette quand il passe M’sieur, comme si je ne le savais pas ! Je lui montre alors d’un geste du menton tous les abrutis qui nous entourent et je lui dis C’était soit, moi calme et posée ou ces idiots qui hurlent au scandale et prennent des photos ! Je lui fais un sourire sarcastique, un faux sourire. Mais mes paroles étaient surtout dûes au stress de devoir éloignés les curieux et les sans cervelles.

Oui, c’est moi ! Je suis Ellie ! Je lui fais un clin d’ œil. Très bel homme, grand, musclé et avec un accent à tiré au couteau, franchement, après on se fout de mon accent écossais.  Mais il me demande alors de manière très sympathique et amicale de retenir encore un peu tous les voyeurs qui sont  autour de nous. Je lui fais un signe de tête, sans réponse verbale ; je savais très bien pour les connaitre un peu, qu’ils tenaient à chacune de leur bête.

Allez allez y a plus rien à voir, dégagez ! Je repousse le plus possible les gens pendant que John tente de faire avancer dans son sens le gros animal. Je repousse un ou deux mecs, je leurs foutrais bien des giffles si ça les rendait un peu plus intelligent, si ça leur rendait quelques neurones, mais croyez moi, ça ne servirait à rien et je suis pas du genre violente. Moi je me retourne, je regarde le rancher faire, il a de l’allure. Je trouvais même ça touchant de le voir faire ainsi avec l’imposant taureau qui lui faisait face.

Mais voilà qu’il me reparla de manière énervée et énervante. Je le regarde avec de grands yeux, je lui montre les débiles qui se tenaient toujours derrière moi, enfin les derniers en tout cas et je lui dis Vas-y John, fais les partir, car c’est bien ce que je tente de faire depuis tout à l’heure ! Je me tourne vers un gros porc qui est en train de me reluquer les fesses et je lui dis, sur un ton totalement agacé Hein ? Il releva le regard vers mes yeux, sans faire un arrêt furtif au niveau de ma poitrine. Je regarde alors un peu plus loin et je finis par lui dire Démerdes toi pour le faire avancer car la police arrive. Et là, bizarrement, les balauds foutent le camps plus vite que prévu. On ne voit plus personne à part le fameux John, moi et les deux animaux. Je vais alors vers le cheval qui est attaché un peu plus loin et je me permets de le détacher puis je fais un grand sourire au sheriff qui sort de sa voiture Sheriff, vous venez voir à quel point on a de belles bêtes ? puis je lève les sourcils comme pour lui montrer qu’on attend sa réponse. C’est une manière de faire avancer le rancher avec le taureau derrière. Que le shériff ne voit pas à quel point, la bête a peur et ne veux pas bouger quasiment.

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MessageSujet: Re: "Big James" II - Le retour du blanc bec abruti {Ellie} Jeu 3 Aoû - 18:38


     
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 Le stress retombait peu à peu. Le silence également une fois les badauds retournés dans leur maison. Plus de peur que de mal au final, mais le travail n'était pas encore terminé. John devait parvenir à garder l'attention du taureau sur lui. Sur la pomme. Et cela avait l'air de fonctionner. La bête acceptait même de suivre le rancher. Lentement, mais sûrement. De temps en temps. John regardait dans la direction d'Ellie. La jeune femme faisait du bon boulot. Il s'était conduit un peu...il avait été carrément macho et stupide avec sa petite remarque. Mais le stress de l'instant...car oui. C'était ça. Et aussi le fait que parfois, John oubliait les bases du respect. A force de ne travailler qu'avec de vieux cow-boys aux idées arrêtées sur la féminité et le statut de l'homme dans le couple. En somme, il avait agit comme un gros beauf. Mais il n'était pas temps de s'excuser, le shérif arrivait et avec lui, les ennuis.

John réfléchissait à ce qu'il pourrait dire au shériff. Histoire que l'homme prenne une nouvelle fois sur lui et ne décide pas de simplement faire abattre l'animal. Cela faisait tout de même la trois, quatrième fois que Big James s'offrait une virée en ville et terrorisait quelques civils. Et ce, même si Big était l'animal, probablement, le moins hargneux du bled, le moins agressif aussi. Il restait tout de même dangereux par sa taille, mais c'était là sa seule arme...en somme.

"Une belle bête, mais n'est-ce pas encore celle des Johnson ?" Demanda l'homme de loi, s'adressant à Ellie, mais fortement, comme pour que ce soit John qui réagisse. John, lui, était déjà plus loin. Il n'avait cessé d'avancer, histoire de prendre de la latitude, histoire de ne pas risquer de faire changer d'avis au taureau. Aussi fort soit-il, retenir un animal de plusieurs tonnes, c'était tout simplement impossible s'il décidait de ne plus avancer, il n'avancerait plus. Heureusement, il mâchait sa pomme et suivait de son pas pesant le rancher qui parvint à l'attacher plus loin, le temps de revenir s'expliquer avec le sheriff.

"Bonsoir chef." "John. N'était-ce pas...?" "Sisi...je voulais lui faire faire un tour. Comprenez m'sieur, il n'était pas...l'enclos..." "Encore les blanc bec ?" John soupira. Il avait retiré son chapeau par respect et hocha la tête. "Ouep." "Ok. Faut faire quelque chose pour cet enclos, parce que tu sais...les gens se plaignent et..." John haussa les épaules. Il savait bien. Mais la technique que lui emploierait risquait d'être carrément violente. Lui pourtant pas méchant pour un sous. Mais il y avait des limites à ce qu'il était capable de supporter. Le shériff s'en alla avec son adjoint. Tout juste un bonsoir. Peut-être autant embarrassé que le rancher qui tentait de réprimer son envie de débarquer chez le couple de blanc bec et de leur faire bouffer les louboutins de madame. Une fois seul avec Ellie, John replaça son chapeau sur sa tête. Il était tard ou tôt. Mais il n'avait pas envie de rentrer seul, il risquait de faire un crochet qu'il regretterait, par chez les deux abrutis de citadins. Après un moment à fixer les feu arrières de la voiture de patrouille, il se frotta la nuque, se racla la gorge. "eh...merci...Ellie c'est ça ? Ouais. Merci. Pardon si j'ai été un peu...fin...ouais. Merci." Il était un peu gauche, mais c'était parce qu'il avait clairement et il s'en rendait complètement compte, agis comme un de ces abrutis avec qui il bossait parfois. Ceux qui sifflaient les filles qui passaient et tentaient, s'ils pouvaient, de leur mettre la main au cul. "Tu es déjà monté sur un taureau ?" John enfonça les mains dans ses poches. "Je dois ramener la bête...et je m'suis dit que ptet que ça te tentais une virée par la même occasion. C'est pas super confort, mais le Big, il est gros et gras...alors ça l'dérange pas. Et puis une tasse de thé ou de café...une bière même...pour te remercier. La vieille supporterait pas que je m'contente d'un "merci bonne soirée" alors que c'est quand même grâce à toi qu'il ne se retrouve pas à l'abattoir...fin...ouais." Il se frotta le sourcil de l'annulaire, attendant bêtement une réponse de la part de la jeune femme. Non. Le rancher ne se disait pas, bêtement, qu'elle avait peut-être envie de rentrer chez elle et dormir. Parce qu'avec tout ça, lui, il n'était plus du tout fatigué.
     
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MessageSujet: Re: "Big James" II - Le retour du blanc bec abruti {Ellie} Mar 8 Aoû - 15:24

Lorsque le shériff vient me demander si c’était bien la bête des Johnson, je lui fis un sourire enjôleur, je le connaissais cet homme. Il venait souvent finir ses journées au Redwood. Il y a venait et payait souvent de bonnes sommes pour des laps dances avec moi ou mes collègues. Il aimait pouvoir toucher, même si il se faisait réprimander légèrement par la suite. Je crois que sa petite femme ne doit plus être de toute première jeunesse et nous, les stripteaseuses nous sommes devenues un substitut à son ennui. Allez shériff, oubliez un peu l’avoir vu aujourd’hui et je vous promets un petit show gratuit à votre prochaine visite à mon taff ! lui dis-je à l’oreille pour que lui seul ne l’entende, qu’il ne se sente pas pris au piège ni même obligé de refuser mon offre.  Je lui fis un clin d’œil auquel il répondit par un sourire conquis.

Il ne pouvait surement pas dire amen sans un peu prendre le chou au rancher parce qu’il allait lui parler de ce fameux taureau, d’un blanc bec et d’autres choses sans importances puis il finit tout de même par s’éclipser, sans oublier de me rappeler notre marché d’un geste explicite de la main. Emmenant son adjoint avec lui ! De toute façon, je tiens toujours mes promesses ais-je failli lui balancer.

Oui Ellie ! Répondis-je simplement dans un souffle. Ses excuses, je n’en avais pas besoin, il ne le sait pas mais je travaille, je vis également avec pire macho que lui. Alors ce n’est pas sa manière de réagir sous le coup de la colère ou du stress qui va me faire avoir une opinion sur lui, ni même me faire m’offusquer, il m’en faut bien plus que ça, croyez moi !

Il me demande par la suite si je suis déjà monté sur le dos d’un taureau et me propose une ballade. Je regarde la grosse bête qui semble plus calme que tout à l’heure, mais pas encore totalement à son aise. Je finis par lui dire alors, tapant légèrement sur la peau dure et épaisse de l’animal qu’il tirait Je vais lui foutre la paix au pauvre, il a eu assez d’aventure aujourd’hui. Mais j’espère que la proposition tiendra toujours dans quelques jours ! Puis je regardais le cheval toujours accroché à un arbre Par contre, je monte très bien à cheval et je ne serais pas contre une tasse de café ! Noir et bien serré ! Puis je  finis par hausser les épaules Madame Johnson est un amour, je bois souvent quelque chose de chaud chez eux après mon jogging matinal !  D’ailleurs c’est bizarre que je ne t’ai jamais vu, quoiqu’ils ne parlent que de toi, le fameux Johnny boy ! Je lui fis un clin d’œil attendant de savoir si j’allais devoir prendre le cheval ou si je le laissais faire pour ça aussi. Après tout, li est l’archétype du macho qui sait tout faire lui-même sans avoir besoin d’une femme dans les pattes !

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