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"Big James" II - Le retour du blanc bec abruti {Libre}

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John A. Phillips
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Petit Nouveau


Avatar : Travis Fimmel BY Lilady sur Bazzart
Statut civil : C'est compliqué...
Occupation : Rancher
Age du personnage : 35 ans

EN SAVOIR PLUS ?


MessageSujet: "Big James" II - Le retour du blanc bec abruti {Libre} Sam 17 Juin - 2:11


     
ft. Buddy & Dude

     
Putain de citadin

     
     

     

 Il y a quelques temps de cela, "Big James" c'était enfuit de son enclos. Les vieux et John avaient dût mettre en place un battue afin de le retrouver et ils avaient pu voir à quel point les gens du coin étaient soudés. Particulièrement les ranchers entre eux. Certes, il y avait toujours de petites rivalités dans ce milieu. Qui avait les plus belles bêtes, contre qui ferait les meilleures tartes. Qui avait le plus grand domaine, jusqu'à "qui a le plus beaux chapeaux." C'était bon enfant et tout le monde la jouait fairplay. Et ce jour-là, ou plutôt cette nuit-là, John avait retrouvé l'animal grâce à une jeune femme qu'il n'avait pas eu le temps de remercier vraiment avant qu'elle ne disparaisse dans la nature. John en fut un peu déçu, mais il se dit que c'était la vie, bien qu'il tenta de la retrouver pendant les premières semaines ayant suivies la battue pour "Big James".

----

Il est seulement cinq heures du matin et John, installé sur une chaise dans la cuisine des vieux, tente de ne pas en tomber, tant il se sent fatigué. Ces derniers temps, avec le travail qu'il abattait et ce, malgré la présence, de temps en temps, de Carter, commençait à avoir raison de sa condition physique. Et la chaleur n'aidait pas à rendre tout cela supportable. De plus, il devait travailler tout en s'assurant de pouvoir voir Courtney aussi souvent que la jeune femme le désirait. Surtout que John s'en voulait, car il était une véritable girouette avec elle. A souffler le chaud et le froid en une fraction de seconde seulement. Bientôt, il le savait, elle finirait par se lasser. Il fallait qu'il prenne une décision et vite.

Quoi qu'il en soit, ce rythme de vie soutenu commençait à l'éreinter autant physiquement que mentalement. La vieille s'en rendait probablement compte, car elle passa deux fois et lui demanda par deux fois comment il allait. Lui reservant du café. Johnny boy ne voulait pas lui faire de peine ou l'inquiéter inutilement. Du coup, il se contenta d'un sourire et d'un petit "Je suis juste fatigué. J'ai peu dormi à cause de la chaleur" ce qui sembla convenir à sa patronne. Bien qu'au fond et il en était certain, elle ne le croyait pas et finirait par en toucher deux mots à son mari. Il faut dire que le rancher, à force de travailler et côtoyer ses employeurs, avait fini par entrer dans leur vie au même titre qu'un membre à part entière de leur famille. Eux qui n'avaient pas eu d'enfant et qui avaient consacrés leur vie aux animaux et aux autres, ils étaient bien heureux d'avoir un homme comme John à leur service. Il travaillait sans jamais se plainre et était efficace. Il n'arrêtait certes pas de dire qu'il n'était pas très cultivé, qu'il n'avait pas de formation, il n'en restait pas moins plus efficace que certaines aides de ranch qu'on leur avait envoyé jusqu'alors. Et John aimait beaucoup sa situation. Oui, s'il pouvait être un peu plus payé, ce serait bien, mais il savait que ce n'était pas un manque de volonté de la part de ses patrons, mais bel et bien de finance. C'est que la concurrence en matière de bétails est de pire en pire et qu'avec les jeunes qui arrivent sur le marché de la viande et des cuirs, la modernisation des systèmes, les vieux sont largués.

"Bordel ! Je vais l'tuer ! J'jure que j'vais lui trouer son ptit cul d'blanc bec !" John releva la tête, retirant son chapeau en voyant venir son patron qui jurait et empoignait déjà son fusil à pompe. En train de brosser et décrotter ses bottes, il les reposa et regarda le vieux qui farfouillait dans le tiroir, probablement à la recherche de cartouches. "Hey. M'sieur. On n'est plus au Far West. Qu'est-ce qu'il vous arrive...vous allez nous faire une crise cardiaque si vous continuez comme ça." Il s'était levé et il ne lui fallut que deux enjambées pour rejoindre son patron et lui prendre le fusil des mains. Il referma le tiroir tandis que le vieux se laissait tomber dans le siège occupé par John précédemment. "C'est encore le voisin m'sieur ?" "Fiston. Tu devrais m'laisser lui faire la peau. Cela ferait plaisir à bien des gens dans l'coin. Tu l'sais bien." John le savait.

Les voisins étaient un jeune couple de la grande ville. Une autre grande ville. Monsieur et madame untel qui décide un jour, comme ça, de se mettre au vert et de créer une affaire parce que madame l'a probablement lu quelque part dans un magazine. Et ils sont alors venus s'installer, achetant une partie de terrain et ouvrant une spèce de centre pour tourisque bourgeois désireux de vivre dans la peau d'un facsimilé de rancher le temps de quelques jours. A l'annonce de l'ouverture de cet endroit, les vrais rancher avaient été pris d'une crise de fou rire, mais ils déchantèrent vite lorsque le couple ouvrit les lieux aux touristes et que les allées et venues devinrent monnaies courantes et bien vite, les ennuis qui allaient avec. Là où on se serrait les coudes, le nouveau couple de citadin, eux, se retrouvaient seuls. Au départ, évidemment, tout le monde avait tenté de faire bonne figure. De proposer son aide. Mais bien vite, ils s'étaient rendus compte que ça n'allait pas être possible.

"Que c'est il passé ?" John avant relégué l'arme dans un coin le plus éloigné possible de la pièce et tendit un verre d'eau au vieux en s'installant sur une chaise en face. Le vieux bu et soupira, une veine palpitant à sa gorge parcheminée. "Bah Big James s'est encore barré." Il n'eût pas besoin de continuer. Car la dernière fois, cela s'était passé exactement de la même manière. Les terres des vieux englobaient une grande part de terrain. Le terrain du jeune couple, lui, jouxtait un grand champ qui appartenait aux patrons de John et où ils mettaient parfois "Big James". Il était idéal pour l'animal. De grande taille, avec un arbre qui offrait la quantité idéale d'ombre. Seulement, leur barrière, qui pourtant ne gênait pas, était sans cesse démontée par le blanc bec et sa femme ou quelques touristes, qui avaient la flemme de faire le tour et traversait le champ de "Big James". Les vieux, tout le monde le savait bien, n'auraient rien dit si on s'était contenté de déplacer pour remettre ensuite. Ils auraient même probablement accepté de faire une sorte de portique. Mais personne leur demandait leur avis et "Big James" profitait de cette aubaine pour sortir. Et si la bête, bien qu'imposante, n'était pas dangereuse, on n'était jamais sûr de ce que pouvaient faire les autorités du coin s'ils la trouvaient entrain de se nourrir dans un champs près des habitations. Les ranchers connaissaient l'animal et le fait qu'il soit pacifique. Mais est-ce que les flics auraient la patience de faire appeler ses propriétaires ? N'allaient-ils pas, de crainte, lui tirer dessus ? Et c'est dans la crainte de perdre leur "enfant" que le vieux était tant en colère. John aussi l'était maintenant qu'il avait compris pourquoi le vieux maugréait. Ce blanc bec, il fallait que quelqu'un le remette à sa place.

"Vous voulez que j’aille lui parler m'sieur ? Histoire de lui remettre un peu les idées en place ? " Le vieux secoua la tête et se gratta le crâne, repoussant un peu son chapeau sur l'arrière de son crâne. "Non fiston. Je ne veux pas t'attirer d'ennui. Et puis il vaut mieux qu'on retrouve "Big" avant qu'il n'arrive une catastrophe. J'ai déjà prévenu le shérif et envoyé quelques personnes voir dans les endroits habituels. Je suis désolé de te demander ça, surtout que tu avais probablement d'aut'choses à faire mais..." "Vous en faites pas. Je vais sceller Boston et partir à la recherche de ce bougre aventureux." Ils rirent un peu et John enfila les bottes qu'il avait décrotter pour sortir s'occuper de ça.

HRP:
 

     
- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
     

_________________

I'm lier.
« Avoir mal au corps de trop aimer »
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô Beauté ! ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.
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